(Le sixième va vous étonner.)
2020 : l’année où on y aura un peu cru au début et en fait non. Ce qui en fait pas une bonne année pour le sujet qui nous intéresse, au contraire, juste que je doute très sincèrement que d’ici dix ou vingt ans on fasse comme pour 1998 et qu’on dise “vous savez ce qui était une merveilleuse année ? 2020. Qu’est ce que c’était génial 2020.” Mais, niveau jeu vidéo ? Pas dégueulasse. Pas dégueulasse du tout.
Ça reste clairement une année de transition entre la fin de la génération PS4/One et le début de celle PS5/Series… “Series”. J’y arrive toujours pas. Pardon, donc oui, année de transition, avec quelques pets mouillés en fin d’année pour ceux qui ont voulu bondir les premiers sur le titre “PREMIER VRAI JEU NEXT GEN” et qui ont fini ou avec une magnifique coquille un peu vide, comme Godfall, des gâteaux sortis du four beaucoup trop tôt, comme Cyberpunk, ou des jeux qui n’ont aucune autre raison d’exister que “non mais fallait qu’on en ai un à la sortie”, comme Assassin’s Creed Valhalla. Tout ça pour se faire damer le pion par le jeu de plateforme mignon préinstallé sur la PS5. Non, ça commence bien votre truc.
Bref, la Next Gen n’a pas encore vraiment commencé et c’est tant mieux vu que ça a permis à quelques uns d’être créatifs et d’aller au bout de leur démarches, et à d’autres, comme moi, de donner quelques coups de pioches dans la montagne de leur backlog. Ce qui nous amène à la liste suivante. Il devait n’y avoir que 10 jeux au départ, mais après avoir fait l’écrémage sur une liste de 60 considérés, j’ai décidé d’en garder trente auxquels je voulais tirer mon chapeau.
Je vous explique les règles selon lesquelles on joue :
1) Ce sont les jeux auxquels j’ai joué en 2020. Certains sont sortis (beaucoup) plus tôt, je sais, mais j’ai pu les faire que cette année.
2) Ce sont les jeux qui m’ont le plus marqué. Pas ceux que j’ai fini ou auxquels j’ai le plus joué, mais qui m’ont laissé la plus grande impression au final et que je “recommanderais” le plus.
3) Le classement va être découpé en trois segments, les Mentions Honorables, le Milieu Crémeux et le Haut du Panier, et au fur et à mesure qu’on monte les échelons, les descriptions seront plus longues et détaillées. Histoire que je finisse ce Gdoc un jour.
Si tout est clair, on se met en route après le saut de page.
ÉTAGE 30 À 21 – LES MENTIONS HONORABLES.
Ces dix jeux sont les “j’ai dû les couper de la liste principale mais ça m’emmerde quand même un peu”. Techniquement, ce sont les “presque” gagnants et plutôt que de les dégager sans un petit coucou, ils vont tous avoir droit à quelques mots. Afin d’être le plus consensuel possible, cette partie ne sera pas numérotée. Libre à vous de l’arranger dans l’ordre de votre choix, ou pour vous rassurer sur votre bon goût, ou pour créer un thread Twitter de 64 post pour dire que mes choix sont clairement noyautés par Huawei, les francs maçons et les relations presse de Fleury Michon.
Flight Simulator – Un tour de force technique exceptionnel, une simulation pas trop compliquée à prendre en main et une belle évasion.
Cloudpunk – Je savais pas que “néo-noir du futur en voxel” était quelque chose que je voulais mais, oui, envoyez.
Train Station Renovation – Le prix House Flipper du “je fais pas le ménage chez moi mais dans le jeu, c’est génial”.
Megaquarium – A la fois simple à prendre en main et relativement réaliste dans ce qu’il vous demande de faire, et avec des poissons mignons, la définition d’un “bon petit jeu”.
Old School Musical – Si on excepte quelques petites fausses notes scénaristiques, y’a quand même un gameplay absolument béton derrière. Un bleu et Baltard, donc.
The Sims 4 – Oui, y’a un jeu de 2014 dans la liste. Je vous ai prévenu. Blame Zul. L’intelligence artificielle est aux pâquerettes mais The Sims est toujours hypnotique.
Doom Eternal – Doom (2016) à tellement été un de mes jeux de chevets, j’attendais beaucoup d’Eternal. Et je ne crois pas que ce qu’il manquait à Doom c’était plus de platforming et de “vise le petit point faible au milieu du chaos ou LOL”. Mais : ça reste un bon dieu d’excellent jeu, magnifique visuellement en plus.
Ghost of Tsushima – Oui, c’est la formule Assassin’s Creed au Japon féodal, soit. Mais c’est aussi une lettre d’amour à tout un pan de la fiction très peu utilisé, surtout dans un AAA occidental, et il est très, très bien fichu, alors merdre.
Monster Train – “Slay the Spire : la suite logique.”
My Exercise – Mon prix WTF de l’année. Débile. Merveilleux. Encore.
Forager – Le dernier cut de la liste, mais il manque un tout petit peu de contenu pour moi encore. Pas exclu qu’il revienne en 2021 une fois le patch multi disponible.
ÉTAGE 20 À 11 – LE COEUR CRÉMEUX.
On commence les choses sérieuses. Les jeux vont avoir un petit chiffre maintenant, un classement va être établi, des partis vont être pris, des membres de famille direct vont être insultés. C’est le jeu. Voici la liste des dix qui sont, au moins pendant une seconde, passés dans la colonne “Top 10”, classés par à quel point la coupure a été difficile. Le numéro 20 ne va pas vous étonner du tout.
20 – Autobahn Police Simulator 2
Je ne pouvais pas mettre ce jeu haut dans le classement en toute bonne conscience. En toute bonne conscience, je devais le mettre quand même. 2020 pour moi, a été le grand retour au stream, là où j’ai commencé à trouver l’équilibre et le plaisir d’en faire régulièrement et pas par crises intermittentes, et dans cette histoire, y’a eu la découverte de… Ca. Le jeu parfait à streamer, à la fois complètement débile et fait avec les pieds, mais avec assez d’éclairs de génie pour te donner envie de continuer. Les animations sont cauchemardesques, l’optimisation calamiteuse, la physique incompréhensible, le scénario navigue entre la parodie et le “non mais vous n’êtes VRAIMENT pas équipés pour attaquer ça”. Et quand la suite sortira, je serais dessus le soir même.
19 – Rage 2
J’ai passé plus de 50h au début de l’année sur Rage 2. Et avec le recul, ça a été difficile de comprendre pourquoi, mais je pense que je peux résumer ça : Rage 2 est un jeu compétent. Il ne réinvente pas la poudre mais, à titre de comparaison, c’est un bien meilleur Borderlands que Borderlands 3 (ce qui n’est pas difficile, c’est pas le dernier dans la liste). Le combat est ultra bourrin mais vraiment satisfaisant, la map assez énorme et variée pour éviter la lassitude trop rapide, et le gameplay à assez peu d’idées nouvelles mais elles sont toutes bien exploitées. C’est pas un grand jeu, mais c’est un “bon” jeu. Qui s’est fait agonir par toute la critique. Et j’ai pas trop compris pourquoi non plus.
18 – Genshin Impact
“AELTHAN SOUTIENT LES FREE TO PLAY EXPLOITATIFS AHHH DÉMON”. Du calme. On est à la dix-huitième place. Et en vrai, ce sont ces mécaniques, et le fait qu’ils n’aient toujours pas rendu les touches de la manette paramétrables, qui m’ont fait lâcher Genshin, donc qui c’est qui rigole maintenant hein. Mais là où la majorité des Free To Play ressemblent à des JPEGS qui se cognent les uns aux autres, Genshin offre avant tout un monde très joli, ultra agréable à explorer, plein de gros boss qui font gratter la tête, de personnages attachants et d’énigmes assez retorses à résoudre. Si vous n’êtes pas sensibles à la pression de claquer votre thune, vous allez passer quelques très bonnes heures sur Genshin, avant de l’abandonner à juste titre quand le grind commencera. Si vous êtes un tant soit peu sensibles, n’y allez pas, parce que oui, ce modèle économique est toujours à chier.
17 – Catch & Release
J’ai récupéré un casque PSVR pour noël 2019 et pendant quelques semaines, j’ai essayé tout ce que je pouvais comme jeu. Beaucoup ont été entièrement perdus dans les limbes de ma mémoire, quelques-uns comme RIGS, WipEout ou Astro Bot ont été de bonnes surprises. Mais seuls deux pour moi sont des jeux qui me font dire “ça vaut totalement le coup”. L’un des deux est Catch & Release. C’est un jeu de pêche, vous êtes sur une barque avec une glacière, une radio, un catalogue pour commander des trucs, et votre canne. Oh, et un énorme lac à explorer. Aucun hud, aucun autre détail, juste rammer, pêcher, upgrader. C’est simple comme bonjour et pourtant si bien fichu et si parfait quand on a besoin de s’évader. Juste une très bonne utilisation de la VR pour un jeu sincère et efficace. (Plus que Final Fantasy XV Monsters of the Deep, oui.)
16 – Spiritfarer
Avec ses airs de jeu indé créer en laboratoire pour cocher absolument toutes les cases, entre sa DA pastel magnifique, tout son concept tournant autour de la mort, son cast anthropomorphique et ses 493 mécaniques de gameplay, on pourrait en oublier que Spiritfarer est aussi un très bon jeu tout court. Qui réussit même le tour de force d’éviter globalement le pathos dans un jeu sur la mort et tout ce qui l’entoure. Bonus les moutons les plus mignons de l’année.
15 – The Outer Worlds
Dans la grande collection “les jeux sorti ces dernières années que je dois être le seul à aimer”, j’ai beaucoup aimé The Outer Worlds. L’écriture tape juste et m’a beaucoup fait rire, les choix sont bien écrits, le cast inclusif et blindé de personnages adorables ou détestables, l’esthétique ultra réussie… Je dis pas que c’est un jeu parfait, mais j’ai passé quelques dizaines d’heures très agréables dessus et l’argumentaire de “oui mais c’est pas New Vegas donc bon” me laisse quand même très pantois. Non, mais c’est bien, en vrai.
14 – Littlewood
Coucou, Habygaelle. Dans une année qui n’a pas manqué d’excellent jeux indés, dont quelques un à venir encore (Teardown, Calico ou Puppy Cross ont tous été de douloureuses coupures par exemple), Littlewood a été un de ceux qui m’a le plus marqué par sa qualité globale. Une base de mécanique de gameplay ultra solide, une expérience moins stressante que Stardew sans la pression temporelle et, encore une fois, une galerie de personnages géniaux et attachants. Et la mécanique de leur demande pour faire leur maisons à leur goûts est une excellente idée. Une très bonne surprise.
13 – Haven
Si je n’avais pas peur d’être réducteur, je dirais que pour son intro à elle toute seule, Haven mérite sa place sur la liste. Mais je n’ai pas envie d’être désobligeant ni à son écriture à la fois très mignonne dans les relations du couple et très juste dans sa description du trauma. Ni à sa direction artistique globale magnifique. Ni à sa bande son géniale. Que le gameplay soit un peu en dessous n’est pas si grave quand l’écrin est si beau. Clairement, si vous n’avez pas joué à Haven, essayez le au moins. C’est une belle petite claque.
12 – Fall Guys
Quel excellent concept que ce Battle Royal “pacifique” où l’enfer, c’est vraiment les autres. Je me surprends à relancer Fall Guys encore régulièrement et à toujours prendre du plaisir sur ce jeu. C’est bordélique, mignon, facile à prendre en main mais avec une réelle courbe de progression. Ces petits haricots sont devenus mythiques et c’est une des succès story entièrement méritées de 2020. Je me demande si ça va faire des émules, tiens.
11 – Ooblets
Ooblets, c’est une énorme boule de coton foutraque et c’est vraiment un jeu dont on avait besoin cette année. Il est loin d’être parfait, mais il essaie si fort, SI FORT, que je peux pas m’empêcher de l’aimer. Ce jeu à un tel cœur, une telle âme, une telle envie de bien faire, que c’est vraiment difficile, même à mon plus cynique, de le regarder avec mépris. Les ooblets sont si mignons. Les batailles sont drôles. Les dialogues barrés. Tout colle. Ce fut le dernier cut de la liste, le plus dur, mais c’est pas une excuse pour louper Ooblets.
ÉTAGE 10 À 1 – LE HAUT DU PANIER.
On y est. Le haut de l’Olympe. Le moment où vous allez vous rendre compte que le jeu que vous espérez vraiment voir dans le classement n’y est pas alors que des trucs que vous considérez comme des bouses intergalactiques y sont. Là où vous allez unfollower parce que Hades n’est que sixième sans lire le texte qui après tout ne justifie effectivement rien. Vous êtes prêts ? Attention à la descente.
10 – Hotshot Racing
J’aime ma course arcade. Vous le savez. Et cette année, c’était une année de merde de plus pour le genre. Dirt 5 ? Décevant. NFS Heat ? Insuffisant. Forza ? Toujours excellent, mais bon. Burnout Paradise Remastered et Need For Speed Hot Pursuit Remastered ? Le service minimum. Non, cette année, si vous voulez votre course qui drfit dans le virage et met la nitro, fallait regarder du côté des indés. Et si Pacer m’a surpris, Hotshot Racing m’a charmé.
Le jeu réussit l’impression de vitesse. Ce que TELLEMENT de jeu de course oublient à l’heure actuelle. Sérieusement les gens, c’est pas la peine de marketer un jeu en disant “COURSE ADRENALINE VITE VITE” et de sortir un truc qui tourne péniblement à 30 FPS et où les voitures se trainent. Je ne sais pas. Ca me parait pas si compliqué à comprendre à première vue. Hotshot Racing ? 60 FPS. Constant. Même sur Switch.
La direction artistique très marquée dans l’ambiance Daytona / Virtua Racing est réussie et sert bien le gameplay rapide sans en faire des caisses. Les modes multi sont marrants. Et si les pistes ne sont pas très variées, les dev ont déjà sorti un pack DLC gratuit avec quelques excellents nouveaux circuits. Y’a pas grand chose à jeter dans Hotshot Racing, et pour les nostalgiques de Ridge Racer, c’est un inratable.
9 – 51 Worldwide Games
“…Attends, le truc de jeu de cartes sur Switch là ? T’es sérieux Aelthan ?”.
Yep. Totalement. Attendez, je vais encore faire mieux : “51 Worldwide Games”, c’est le retour du rêve de la Wii et un des tout meilleurs trucs que Nintendo ait fait depuis quelques années. Avant de parler de ce qu’il y a sur la cartouche : jouable à 1, 2, 3, 4, une version gratos dispo sur l’eShop avec 4 jeux inclus et la possibilité de rejoindre en local n’importe quel jeu d’un joueur payant… C’est étrangement intelligent pour Nintendo et un jeu multi. Oups, ça m’a échappé.
Et quand on vient au paquet en lui-même, les bonnes notes continuent de tomber. Déjà, les règles de chaque jeu sont extrêmement bien expliquées. J’ai enfin compris le backgammon grâce à ce jeu. Le mahjong est expliqué avec un tuto en dix parties. Même les jeux de carte les plus obscurs deviennent presque digestes. Nintendo a bien fait le taf. Pas mal de jeux sont dispo avec des variantes et des aides désactivables, et l’intelligence artificielle en mode de difficulté élevé est une vraie teigne.
Mais, naturellement, c’est en multi local que le jeu brille. Et testé et approuvé, dans ce contexte, le soft est vraiment génial. Faites sauter un joycon, filles le à quelqu’un, même qui n’a aucune expérience avec, et au bout de quelques minutes, c’est petits chevaux avec les potes ou soirée blackjack avec la belle mère et les jours heureux sont de retour. Nintendo n’avait plus réussi ça depuis la Wii. Pour le multi online, j’ai pas passé assez de temps dessus pour donner un avis complet, et le peu que j’ai testé naviguais entre le parfaitement acceptable et les lags de dix secondes. Mais pour le reste, la digne suite de la version DS et c’est un énorme compliment.
8 – Beat Saber
En parlant de Wii. Vous vous souvenez comment ils ont vendu des cartons ? Avec Wii Sport. N’importe qui, même qui n’avait jamais touché à une console de sa vie, faisait une partie de tennis ou de bowling et l’intérêt devenait assez immédiatement clair. Beat Saber, c’est pareil pour la VR. Prenez n’importe qui, mettez lui le casque sur la tête, une “épée” dans chaque main, et rapidement vous allez avoir avec cette personne la discussion “c’est génial, ça coûte combien”.
Beat Saber est, avant tout, un excellent jeu musical. N’ayant pratiqué que la version PSVR, je ne doute pas que la version PC est bien meilleure, mais l’achat d’un Oculus n’était pas dans le budget de la Maison du Bonheur à court terme, permettez moi déjà de corriger tout ceux qui disent “LA VERSION PS4 EST COMPLÈTEMENT NAZE” : non. On se calme. Sur PS4, le jeu est fluide, beau, toutes les tracks officielles sont pas, la reconnaissance est propre. A part les pistes à 360°, remplacées par du 90° déjà largement assez bordélique, au niveau du gameplay, il ne manquera rien. Mais surtout, croyez en quelqu’un qui a fait des dizaines de jeux musicaux depuis 2007 : les pistes sont très, très bien mappées.
C’est un absolu plaisir à jouer. Une fois pris dans le groove d’un morceau, quand tout s’enchaîne fluidement, c’est le seul jeu qui donne l’impression d’incarner la musique. Ou au moins une sorte de chef d’orchestre dingue, un peu à la Fantasia. Beat Saber est la killer app de la VR, comme Wii Sports le fut pour la Wii. Après, comme Wii Sport le fut pour la Wii, c’est aussi un peu le seul truc qui vaut vraiment le coup. Pouf pouf.
7 – Gunfire Reborn
J’ai une théorie. L’écrasante majorité de la presse vidéoludique est inutile et même dommageable au médium.
Voilà. Ca c’est fait.
J’ai une autre théorie : elle l’est en partie parce qu’elle ne prend pas assez le prix d’un jeu dans ses critiques. Je suppose qu’à force de recevoir les jeux gratos, on en oublie que dans le budget moyen de qui que ce soit, 70€ est une somme. Alors qu’Avengers soit une bouse est une chose, mais une bouse à un gros dixième de RSA, ça devrait être surligné. Et oui, de la part d’un streamer de série Y qui a reçu ses premiers jeux gratos et loué Godfall, je suis très conscient de l’hypocrisie, merci beaucoup.
Gunfire Reborn coûte 10€. Pas “en promo”. Il coûte 10€, point. Pour ce prix là, vous avez un meilleur looter shooter coop que Borderlands 3, sans les armes procédurales mais avec des kilos de pétards bien mieux équilibrés du coup. Un rogue lite très exigeant mais avec un système de progression ultra bien pensé où vous allez très bien sentir la montée en puissance de votre personnage. Avec des combats de boss qui vont tester vos réflexes et vos nerfs, et ceux de vos potes, comme il faut. Avec un système de risque et récompense très, très bien pensé qui donne beaucoup de piment à l’expérience.
Et ce jeu est passé totalement inaperçu ou presque. Ce pick là, je vous garanti 100% qu’aucun site ne l’a mis dans son top de l’année. C’est bien dommage. Parce que, outre son esthétique un peu cartoon, sa progression lente et sa présentation globale peu invitante au premier regard, c’est mon jeu multi de l’année sans une seconde d’hésitation. A 10€ hors soldes, prenez le une fois pour vous, distribuez en trois à vos potes et allez racler les fonds de ce donjon à grand coup de grenades et de sulfateuses. Ils vous diront merci.
6 – Hades
Du coup : non, c’était pas une vanne. Laissez-moi une chance de m’expliquer quand même. Pas forcément pourquoi il est dans la liste, mais pourquoi il n’est “que” sixième.
Objectivement, Hades est le jeu de l’année. C’est un objet pas loin d’être parfait sur absolument tous les points. La présentation, graphique et sonore est absolument prodigieuse, le gameplay parfait, le storytelling étonnant de réussite, surtout dans le cadre d’un rogue lite, blablabla, tout ça vous le savez déjà. Hades est la définition d’un Grand jeu, avec un G majuscule, un qui n’essaie pas d’être un film, une critique du monde ou une couscoussière en inox, mais avant tout un excellent frikkin bon jeu vidéo.
Sauf que je suis prodigieusement MAUVAIS à Hades. Vraiment. Vous n’avez pas idée. Ce que vous avez éventuellement vu en stream ne commence même pas à toucher le problème du doigt. Je suis une quiche. Je vois tout le monde faire vingt runs réussies à la suite et je crève en boucle devant cette bon dieu d’Hydre en os à la noix. Oui, j’ai mis mes points dans les trucs dans le miroir. Oui, j’ai activé le mode divin. Rien n’y fait. Je suis une tanche à Hades.
Et cette liste est la liste des jeux qui m’ont le plus marqué cette année. Et, de fait, Hades n’est “que” à la sixième place. Mais, de fait, prenez ce classement dans l’autre sens : j’ai jamais passé le deuxième monde, et il est quand même sixième. Alors imaginez si je l’avais fini. J’espère du coup que ce serait plus évident pour tout le monEeet vous avez unflollow. Désolé d’être le seul streamer journaliste du réel honnête au monde, je suppose.
5 – Fuser
Vous avez eu un de ces profs, ou pire, un parent, qui vous ont fait le coup du “je suis suis sévère avec toi mais c’est parce que j’en attends beaucoup et que comme toi tu bosses, c’est normal d’en attendre plus et d’être plus sévère qu’avec ceux qui font rien”. Vous voyez le genre ? Ben ça c’est moi avec Fuser.
Bordel, Harmonix. BORDEL. J’aurais tellement aimé mettre ce jeu numéro un de cette liste. J’aurais tellement voulu vous dire que Fuser est tout ce qu’il aurait pu potentiellement être. Et il en manque tellement, tellement peu pour qu’il le soit. Mais le peu qui manque me fiche presque en colère par moment. Mais ce peu est là, et encore une fois : bor, del, Harmonix.
Le moteur de mélange de morceaux est extraordinairement efficace, bien plus puissant que celui de Dropmix. La playlist est un mélange parfait de morceaux connus et obscurs, dans tous les genres, à travers les âges. Le gameplay est beaucoup plus réussi que prévu et très inspiré d’une vraie expérience de DJ, avec les drop cue, les jeux sur la rythmique et l’importance absolue du timing. Et toute la partie instruments et effets ! C’est tellement complet et génial ! Et les différents modes ! Le battle frénétique ! Les possibilités de customisation du personnage ! Le coop freestyle ! Les concours hebdomadaires de mix !
Et les plantages, après une heure passée à réaliser un mélange parfait de douze morceaux, juste au moment de la mise en ligne. Et votre progression reste bloquée pendant des semaines en mode battle. Et votre tour arrive après plusieurs minutes d’attente en coop et subitement vous ne pouvez plus rien lancer. Et vous évaluez des mix, les effets restent entre les propositions, et ensuite le jeu softlock. Et il est impossible de marquer vos notifications en lues et de toute façon elles s’updatent plus quand elles veulent qu’autre chose. Et votre mix ne passe pas pour les autres de toute façons
Ces bugs, c’est une crotte de nez écrasée et étalée sur la Joconde. C’est un poil de cul posé en plein milieu d’une magnifique assiette gastronomique. C’est un merveilleux récital classique brutalement interrompu par un gros bruit de pet gras. Bordel, Harmonix.
4 – Control
J’avais adoré Max Payne 1 et 2. Adoré. Le gameplay, la bande son, le scénario, adoré. J’ai moins aimé ce que Remedy a fait ensuite. Alain Wake ? Mouaif, univers chouette, gameplay baaah. Quantum Break ? Mouarf. Donc Control, c’était clairement sur la wishlist, soit, mais rien ne pressait. Oh, il l’ont ajouté dans le PS Now ? Bon bah, on va jeter un oeil, voyons donc hein.
Tangente. Je regrette souvent que les dev n’aillent pas assez loin dans leur délire. On a la chance d’être dans un médium où tout est virtuel, pourquoi ne pas aller au bout du fantasme ? Pourquoi ne pas lâcher totalement les brides ? Bref, pourquoi vous faites pas Control ?
Parce que ça, Control l’a parfaitement assimilé. Dès la première scène, le concierge est chelou, le patron de l’organisation super secrète dont le batiment n’existe que quand il veut être trouvé dans laquelle vous venez de rentrer pour trouver votre frère disparu se suicide devant vous et vous aprenez que vous êtes le nouveau boss, tout le monde est au courant et tout le monde trouve ça normal. Voilà. Ca c’est les deux premières minutes.
Je ne parle pas du bâtiment vivant qui se transforme devant vous, ou des moment où en une seconde vous êtes téléporté dans un hôtel au fond de la campagne où les règles de l’espace et du temps sont suspendues, ou des objets de pouvoir. Ni du lore ultra profond qui est parfois délivré d’une manière absolument hilarante, dans la grande tradition Remedy et de l’écriture en général qui est parfaite. Ou du fait que le jeux est absolument magnifique. Ou du sound design, avec ces voix qui vous murmurent en français dans le texte en VO des séries de mots à peine compréhensibles juste pour vous mettre un tout petit peu mal à l’aise. Ou des milles influences assumés à toute la fiction sur le paranormal. Ou du personnage principal prodigieusement attachant.
Oh, oui bon et y’a un shooter aussi. Pas désagréable du tout, loin de là, avec une variété d’armes, de mods et de pouvoirs qui offre un gameplay vraiment très fun et profond. Mais c’est pas forcément la star du package. Le package est la star. Et le package de Control en fait un jeu auquel je reviens régulièrement, parce que l’inventivité de ses créateurs se sent dans chaque salle, chaque mission, chaque vidéo. Tout à l’air réfléchi, taillé, millimétré, tout à une vraie personnalité, tout en restant un très bon jeu. Tl;dr : c’est très bien.
3 – Atelier Ryza: Ever Darkness & the Secret Hideout
Bonjour, mon nom est Aelthan Ferragun, et je crois que je suis un gros weeab. J’ai eu les premiers symptômes à 3 ou 4 ans, quand quelqu’un m’a fait jouer à un Project Diva et que j’ai trouvé ça bien. Et ensuite, ça a été l’engrenage. J’ai pris un abonnement à CrunchyRoll. J’ai commencé à regarder des drama et des séries animées avec des filles qui font de l’escalade. J’ai écouté les Morning Musume. Mais jusqu’ici, j’arrivais à me dire que c’était rien de très grave, juste de fausses alertes. Jusqu’à 2020. Où j’ai commencé mon premier Atelier. Et j’ai fini mon premier Atelier.
L’héroïne est en poom poom short. Elle court en remuant les bras. Les personnages ont tous des têtes de stéréotypes. Les maps sont des enchaînements de couloirs. Tout est affreusement niais. Et j’aime ce jeu d’Amour absolu.
Le monde est si joli et si agréable à explorer, avec des secrets à gauche à droite et des kilos de trucs à récolter. Le système de combat est ultra dynamique et tellement gratifiant quand on fait de jolis combos. Et surtout, surtout le côté alchimie est absolument prodigieux, de la chasse aux ingrédients au craft tellement, tellement bien pensé. Le truc sur lequel je vais juger toutes les mécaniques de craft dans tous les jeux à partir de maintenant et laissez moi vous dire qu’ils ont du pain sur la planche.
C’est un jeu du feel good avec une des héroïnes les plus attachantes (j’utilise beaucoup ce mot, je sais) que j’ai vu. Ryza est ultra volontaire, positive, énergique. Elle en a marre de sa vie de merde, veut de l’aventure, voyager, et ne se laissera ni dire non, ni marcher sur les pieds. C’est un petit bonbon sucré, peut être trop pour certains, et peut être que si j’avais fait les Atelier précédents, ça m’aurait moins impressionné. Mais pour le début 2020 et cet enfer enfermé, c’était exactement le jeu qu’il fallait. Enfin. Un des jeux. Avec…
2 – Animal Crossing: New Horizons
Je me demande si un jour, Nintendo réussira parfaitement le côté online d’un jeu. Imaginez. Vous lancez le jeu, vous êtes online directement, vous avez accès à votre liste d’ami, vous pouvez les inviter en drop in drop out sans interruption, sans limitations, sans spaghettis de menus. Ahhh… Quel doux rêve. Je ne sais pas pourquoi je vous parle de ça.
Ah. Oui. Animal Crossing: New Horizons.
En 2020, pour la première fois depuis sept ans, le jeu le plus vendu de l’année en France n’est pas un FIFA. Pour la première fois depuis douze ans, c’est pas un Call of ou un GTA non plus. Non, c’est Animal Crossing. Le jeu avec les animaux mignons qui font rien. Le truc où tu pêches, chasse des insectes et creuse des trous. Qui bat douze ans de tir au but et tirs tout court. Le dernier épisode sur console de salon, City Folk sur Wii, sorti en 2007, avait été vendu au total 3,38 millions d’exemplaires dans le monde. Sur Wii, la console qui s’est vendue comme des petits pains au crack. A peine 500 000 de plus que les débuts occidentaux de la série sur Gamecube 6 ans plus tôt. En 9 mois, New Horizons en est déjà à plus de 26 millions, un p’tit fois sept et demi, donc. Comment ça a bien pu arriver ?
Alors, le confinement, oui. Mais j’ai une autre hypothèse. Essayez de me suivre sur celle là.
Si Animal Crossing: New Horizons était un bon jeu ?
Oui, Nintendo est toujours Nintendo. Infichu de corriger des problèmes d’ergonomie absolument basiques ou d’offrir une expérience online qui ne donne pas envie de jeter sa console par le balcon avant de s’en jeter soi-même dans un magnifique elbow drop. Mais, par le fait de pouvoir personnaliser pas seulement sa maison, et je vais y revenir, mais son île toute entière cette fois, jusqu’au dernier pixel de terre ou presque, Nintendo a eu une idée de génie. Aux conséquences qu’ils n’ont sûrement pas vu venir.
Pendant quelques mois, c’était la folie. Les discords se déchiraient sur la réalité des croisements de fleurs et la véracité des leaks venant des gens qui ont hackés le code. Les influenceurs sur le net demandaient à se faire envoyer des tickets Nook Miles. Si ton cours du navet était haut, ce que tu pouvais savoir grâce à de puissants outils de spéculation boursière collaborative, il fallait s’attendre à avoir son île squattée pendant des heures. Un site à la Amazon pour les échanges et paiements d’objets s’est ouvert. Un chat en costume est devenu un sujet de puissants conflits. Danny Trejo y jouait. Danny Fucking Trejo !
Mais surtout, tout le monde a pu montrer sa créativité, s’échanger ses astuces et faire “son” truc et le partager. Quelque soit ses passions, y’a un moyen de les montrer dans Animal Crossing. L’aménagement intérieur a été rendu plus simple que jamais, l’aménagement extérieur rendu possible à ouvertures de portes insoupçonnées même par Nintendo, les designers de vêtements et d’oeuvres d’art ont réalisé des choses toujours plus improbables de beauté, et Nintendo n’a pas arrêté, par petite dose, de rajouter du contenu. Est-ce que le soufflet est retombé ? Oui, bien sûr. Mais de fin mars au début de l’été, 2020 était l’année d’Animal Crossing (et des quelques pisses froid qui avait décidé de le détester sans y jouer, apportant ironiquement et comme toujours plus d’essence au feu). Et il a rendu ce début d’année beaucoup plus supportable pour tout le monde.
Avant le numéro un, faisons encore durer un peu le suspense avec mes “…de l’année” dans trois catégories de plus. Il parait que c’est ce qu’il faut faire pour générer l’engagement.
La Chaîne YouTube : dankpod
A la base, un australien déjanté, batteur professionnel et éducateur musical, décide de faire des vidéos de réparation d’iPod en ne montrant que ses mains. Petit à petit, il parle de toute l’audiophilie, avec un humour aussi mordant que son serpent Frank (qui est une madame) et une pédagogie prodigieuse. C’est à cause de lui que j’ai un casque ouvert et une carte son externe maintenant. Pas merci, monsieur Dankpod. Mais merci.
La Série : Yuru Camp – Laid-Back Camp – Au grand air
Et là vous allez me dire “mais c’est sorti en 2018”. Ce à quoi, pour citer le grand T-Bow qui lui même citait un des musiciens de Los Disidentes Del Sucio Motel : “ah oui, j’entends bien, le seul problème c’est que j’en ai rien à foutre”. Laid-Back Camp raconte l’histoire d’une fille qui aime camper. Alors elle va camper. Et elle rencontre d’autres filles qui aiment camper. Elles sont même dans un club de camping. Alors elles vont camper. Et faire la cuisine. Et aller voir le Mont Fuji. Et les pommes de pain disent bonjour. La première saison est visible gratuitement et légalement sur Crunchyroll dans le lien ci-dessus, et la deuxième vient de commencer. C’est tout doux, absolument génial, foncez.
L’Album : What’s Your Pleasure? de Jessie Ware
De toutes les choses que j’imaginais voir revenir en 2020, j’avoue que le disco était bas sur la liste. Et encore. Appeler “What’s Your Pleasure?” un album disco est presque trop réducteur. C’est un chef d’œuvre de pop, de “bonne” pop, porté à égale partie par des mélodies travaillées d’une efficacité imparable et par la voix envoûtante et sensuelle de Jessie Ware, Londonienne de 36 ans qui en est à son quatrième album. Jessie chante l’Amour, celui avec un grand A, qui vous brûle les tripes et vous met le feu aux nageoires, avec des intonations et des variations qui ne peuvent que vous mettre dans une totale empathie. Et si vous voulez une petite démo, le premier titre et single phare de l’album, Spotlight, devrait très bien faire le travail, par ici.
Bon. Cette fois on y est. Points bonus pour ceux qui ont deviné sans utiliser la barre de navigation sur le côté.
1 – Yakuza: Like a Dragon
Je crois que j’ai accueilli l’annonce de Yakuza 7 avec énormément de scepticisme. Comme beaucoup. Pour moi, Yakuza, c’est le beat’em all bourrin, c’est Kiriyu la petite fleur de printemps innocente qui ne pourra pas être dans Tekken ou Smash parce qu’il ne frappe pas les dames et Majima ce magnifique timbré. Alors votre système de combat tour par tour de la plus vieille école et votre héro avec les cheveux bizarres là, comment vous dire que, merci, mais non merci. De toute façon, le RPG tour par tour est mort, c’est Square qui l’a dit.
Comme TRÈS souvent, j’avais naturellement entièrement tort.
Je ne sais sincèrement pas par où commencer la liste de tout ce que Yakuza Like A Dragon fait bien. Parce que ce serait décrire le jeu pour ainsi dire de la première à la dernière seconde. Alors faisons la liste de ce qui ne va pas plutôt.
Y’a deux trois passages où la difficulté fait des gros pics. Si vous n’avez pas un peu farmé avant, ça peut être rude. Oh, et le mini jeu de business est moins réussi que celui de zéro.
Voilà.
On a fait le tour.
Bon, du coup je vais quand même parler de certains points géniaux. A commencer par le système de combat, plus inspiré des Mario RPG qu’autre chose, vous obligeant à appuyer sur les boutons au moment des attaques données ou reçues pour des bonus d’attaque ou de défense, avec le jeu des résistances et faiblesses élémentaires en plus, et des jobs qui se complète, et des summons et magies hilarantes, et le mode de combat automatique très bien pensé, pitié, n’en jetez déjà plus. En plus, par un tour scénaristique que j’ai trouvé assez génial, le changement de système de combat est intégralement justifié dans le scénario.
Et le scénario justement, parlons-en. Excellent point d’entrée si vous n’avez pas fait de Yakuza avant, pourtant blindé de fan service pour récompenser les plus fidèles. S’il commence par un tunnel de cinématique que je qualifierais de Kojimaesque, il reste sur l’équilibre parfait de Yakuza, tantôt complètement gonzo, tantôt sérieux comme la mort, sans jamais exagérer d’un côté ou l’autre. Les thèmes sont parfois graves, les histoires parfois sombres, les conclusions pas forcément heureuses. Et pourtant, ça se dévore sans temps mort où presque sur les soixante-dix heures que j’y ai passé.
Je pourrais encore déblatérer pendant des heures sur les mini-jeux, les personnages (majoritairement) débordant de personalité, sur ce qui fait d’Ichiban un héro de la trempe de Kiriyu, sur les idées de gameplay lumineuses empilées comme des canettes dans une remorque tirée par un vélo, sur la vie grouillant dans les quartiers du jeu avec ces petites histoires partout, ce que GTA n’est jamais arrivé à faire, sur les séquences iconiques. Mais je vais m’arrêter à ça :
En novembre, deux jeux que j’attendais avec impatience depuis des mois sont arrivés. Fuser et Tetris Effect Connected. Deux excellents, excellents jeux, sur lesquels je partais extrêmement positif avant même leur sortie, et qui n’importe quelle autre année m’auraient sans doute chacun mangé un mois entier. Et le jeu auquel j’ai plus joué ce mois de Novembre, auquel je revenais dès que je pouvais, dont j’ai essayé de fouiller chaque recoin et que j’ai fini avant le premier décembre, c’était Yakuza Like A Dragon. Voilà.
Bon. Ca c’est fait. Voici maintenant le top 100 de mes comptes Twitter préférés, chacun accompagnés d’une demi page de description pour…
Oui bon ça va, je déconne, un peu d’autodérision, que diable. Plus sérieusement, si vous avez tenu jusqu’ici, petit un, merci, et petit deux, pourquoi. Et je voulais vous remercier encore une fois pour cette année 2020. Parce que si pour beaucoup, c’était une année des plus noires, pour moi c’est une grande lueur d’espoir. C’est la reprise des activité, mes gros problèmes techniques qui se règlent enfin grâce à vous, le partenariat Twitch, les premiers vrais revenus dûs au stream (#OpeSpé #EtMerdeJeSuisDeDroite), mes problèmes financiers qui se règlent, la découverte et le retour de quelques amies extraordinaires, la suite d’une relation amoureuse qui m’apaise, me complète et me fait un bien fou, le retour du plaisir sur les ambiançages avec LFR, etc, etc, etc.
Désolé si ça ressemble à moi qui vous étale mon bonheur dans la gueule. C’est pas l’idée. L’idée, c’est déjà de vous dire que rien de tout ça ne serait arrivé sans vous. Sans vos mots gentils, votre fidélité, votre bienveillance, votre humour, vos conseils, votre présence, votre confiance. Et aussi, pour ceux d’entre vous qui vivent encore dans le noir, croyez en quelqu’un qui soit doucement mais surement de plus de quinze ans de dépression : y’a de la lumière au bout du tunel, et non, ce ne sont pas les phares du train. Et vous pouvez croire que c’est pas pour vous, que ça ne passera pas de votre côté. Mais je suis sûr, certain, que ça arrivera pour vous aussi. Vous allez vous en sortir. Et ça va être génial.
Et en attendant, les portes de la Maison du Bonheur vous seront toujours ouvertes. Ça me fera toujours sincèrement plaisir de vous voir sur le chat. Et y’aura toujours des épaules sur le Discord pour poser votre tête quand elle devient trop lourde. Oh, et les portes seront toujours ouvertes une fois que ce sera passé aussi, hein. Non mais.
Encore mille merci à tous, pour tout. Et à un 2021 meilleur pour tous et rempli de nouvelles belles surprises. J’ai hâte de le passer avec vous en tout cas.
J’vous kiffe j’vous love.
Aelthan Ferragun
…C’est triste ce bas de page vite. Attendez, je vais chercher une photo de chat.

Mieux. Je crois.
Vous disiez ?